PRESENTATION

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Hey !

<< J'ai 14 ans, et je suis détestable >>

Mon Perso :j0urrnal-x

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 07:36

Modifié le dimanche 17 août 2008 07:01

Chapitre 1 : Moi

Chapitre 1 : Moi
Marre.
Mare des parents, des profs, des copains. Marre de moi, de ma peau. De mon acné. De mes cheveux gras. De ma tronche, toujours la même et toujours aussi moche. De mes kilos en trop qui s'ajoutent aux kilos en trop, à coups de carambars, de smarties et de fraises tagada.
Sale gueule, voilà comment je mériterais qu'on m'appelle. Léa sale gueule. Quand je me rencontre dans un miroir, je n'ai qu'une seule envie : me foutre des baffes.
Je déteste les miroirs.
Je me déteste.
Tout le monde me déteste.
Et ils ont raison.
J'ai 14 ans et je suis détestable.


Vos avis ?
je suis contente de vous retouver chez moi

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 08:19

CHAPITRE 2 : Doc Rasta

CHAPITRE 2 : Doc Rasta
C'est chaque jour pareil : dès que Doc Rasta se pointe au bahut, on ne voit plus que lui. Son grand corps souple, son déhanchement chaloupé de danseur, sa décontraction. La façon qu'il a de jamais rien prendre au sérieux. Sa manière bien à lui de rigoler. Cette bouche sombre et sensuelle qui s'ouvre à tout bout de champs sur des dents éclatantes....
<<Hello, sisters ! >>
Le timbre est grave, très africain, frimeur mais pas de trop. Le surnom gentil. Les << sisters >>, c'est nous, les filles de troisième.
Un remous parcourt notre groupe.
-Salut Doc
- Bonjour Doc !
Des gloussements s'échangent à voix basse.
- Wah, le look !
- Super !
- Où il a déniché ce treillis d'enfer ?
- Et son sweat à capuche ... Vraiment trop cool ce mec !
Indifférent à l'émoi qu'il suscite, Doc rasta traverse la cour pour aller rejoindre sa bande de potes. 20 paires d'yeux le suivent, dont les miens.
Pfiou, ce gars là, plus craquant, tu meurs !
Manque de bol pour nous, il redouble sa troisième mais ne fréquente que des élèves de seconde. En ce moment, il sort avec Jennifer. Une grande rousse trop maquillée. La semaine dernière, c'était avec Naïma, celle aux énormes boucles d'oreilles, et aux très longs cheveux. Avant les vacances, c'était Anora, la rasée-tatouée. Nous, on a beau lui courir après, il nous ignore. On est top jeunes. Comme <<sisters>>, pas de problème, mais coté c½ur, il vise plus haut.
Pauline, ça l rend dingue. Normal : avec son physique de top model, elle a tous les garçons qu'elle veut. Le truc, c'est que dans tous ces garçons, y'en a même pas un qui s'appelle Mr Monde. Nan. par contre, les acnéiques appareillés à lunettes, ça y va. C'est pourtant pas la mode ! Pauline, ma Pauline, elle ne veut que Doc Rasta.
On est 2. Sauf que pou moi, il est tellement inaccessible que j'en ai pris mon parti une bonne fois pour toutes. Tandis qu'elle, elle espère, elle s'entête. Et va de déprime en déception.
Honnêtement, je suis plutôt contente que ça ne colle pas entre eux, vu que Pauline est mon amie. Je m'imagine mal leur tenant la chandelle. D'ailleurs, pour une fois qu'elle et moi on est sur la même longueur d'onde, je ne vais pas la plaindre !
Parce que s'il vous voulez plaindre quelqu'un ici, c'est plutôt moi. Nan mais sans blague !
Pauline n'a que l'embarras du choix. Libre à elle de faire une fixation sur Doc Rasta si ça lui chante, le jour où elle changera d'avis, les remplaçants accourront. David, Nicolas, Nelson, et j'en passe.
Moi, en revanche, yen a pas un qui me lance ne serait-ce qu'un regard. J'ai parfois l'impression d'être transparente. Invisible. C'est à se demander si j'existe.
C'est bien simple, à mon âge, je n'ai encore jamais embrassé un garçon. Pourtant, ça n'est pas faute d'avoir essayé. La preuve : l'histoire avec Ludo ....

Voilà voilà
vos avis
pour être prévenu, un comm'z ici

# Posté le samedi 26 juillet 2008 17:19

CHAPITRE 3 : Ludo

CHAPITRE 3 : Ludo
L'histoire avec Ludo, elle me reste encore en travers de la gorge.
C'était la fin du 1er trimestre. Un beau matin, ce crétin s'est mis à me faire de l'½il.
Incroyable ! Tellement incroyable que n'ai pas compris tout de suite. Qu'Est-ce qui lui prenait ? Pourquoi il me matait sans arret? J'avais une saleté sur le pif ou quoi ?
J'ai mis un bon moment avant de réaliser qu'il me draguait.
Ludo, c'est loin d'être un canon, mais alors, très loin, avec ses lunettes de myope, sa coupe au carré, ses pantalons en
velours et ses chemises grisâtres. Mais,d'un coup, j'ai eu l'impression de le redécouvrir. Bon, d'accord,ça n'était pas Doc Rasta, mais il avait de beaux yeux derrières ses verres épais. Quand à sa coupe, elle était facile à changer, avec une bonne paire de ciseaux !
Pendant les 2 premières heures, il ne s'est rien passé de spécial, à part ce regard troublant qui me suivait partout. Mais après la récré, les choses se sont subitement précipitées. Au beau milieu du cours de maths, entre les x et les y, Ludo m'a glissé un billet.
« tu m' retrouves au squares, après les cours ?! »
Le choc ! Je 'lai lu et re-lu, pour être sure. C'était la 1ère fois qu'on me donnait rendez vous. J'ai accepté sans hésiter. Et jusqu'au soir, j'ai flotté sur un petit nuage. Le nom de Ludo clignotait dans ma tête comme une enseigne au néon. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. Ludo. 4 lettres de plus en plus brillantes au fur et mesure que la journée avançait. J'arrêtais pas de me retourner vers lui, pour m'assurer que je ne rêvait pas. A chaque fois, j'avais le droit à un petit sourire avec en prime, le droit de mater ses jolies lèvres, que j'imagine succulentes.
C'est la voix de madame Boudin, la prof de français, qui me ramena sur terre. Elle porte bien son nom celle là !
« tu peux répéter ce que je viens de dire Léa ? »
Ben non, je pouvais pas du haut de mon petit nuage, je n'avis rien suivis. J'ai lancé des appels de phare dans toutes les direction, mais personne n'est venu à mon secours. Même Pauline. Peut être n'avait elle pas écouté, elle non plus ?
J'ai récolté 2 heures. Mais je m'en fichais pas mal. La perspective du rendez vous gommait tout le reste. Et surtout la présence de Ludo dans mon dos...
Je sentais son regard tout chaud sur ma nuque. C'était, comment dire ... électrisant ! Une sorte de caresse à distance, qui me mettait les nerfs à vif. J'avais l'impression de crépiter de partout.
L'après midi a duré un siècle. Quand la sonnerie à retenti, ça m'a fait l'effet d'une explosion en pleine poitrine. J'ai bondis sur mes pieds, des picotements de trouille dans mes mollets, l'échine parcourue de frissons. L'estomac plus lourd que si j'avais avalé une enclume.
Ludo es parti dans les 1ers. Comme chaque jour, une bousculade monstre obstruait la sortie. À coups de coudes, j'ai fendu la foule pour tenter de le rejoindre, mais il avait disparu !
<< il est surement déja là-bas. peut être qu'il ne pouvait plus attendre.>>
J'ai couru d'une traite jusqu'au square, 50 mètres à gauches, derrière de pâté de maisons.
Personne. Mon coup de chaud s'est dissipé et j'ai sentis le froid à travers mon gilet en coton. je crois qu'on appelle ça une douche écossaise. qu'est ce qu'il fichait, cet abruti de Ludo ? Où il trainait ? S'il ne se grouillait pas, j'allais fini par m'enrhumer, moi !
Le square était quasiment désert. En général, tout le monde le prend d'assaut dès 4 heures et 1/2. C'est un peu l'annexe du bahut, le passage obligé avant de rentrer chez soi. Par chance,il faisait un temps à ne pas mettre un chien dehors, et encore moins un lycéen. Notre encontre se déroulerait donc sans témoins. C'était déja ça.
Je me suis assise sur un banc, pour attendre. Des rafales de vent soulevaient les feuilles mortes, et comme je n'avais rien d'autre à faire, je les regardais tourbilloner dans l'allée, parmi les mégots et les canettes vides.
Une mère est passée, poussant un landeau, puis un couple de vieilles qui se tenaient par le bras. Des pigeons picoraient je ne sais trop quoi dans l'herbe. Sur le ciel chargé de gro nuages, les arbres se découpaient en jaune vif et orange.
Je me suis dit : << Il va pleuvoir !>>
Ludo est arrivé avec les premières gouttes. Il s'est installé près de moi et m'a enlacée, sans un mot, de ses bras. Tandis que moi, je me suis laissée aller contre son épaule. C'était bon ! De ne pas parler, je trouvais ça bien. Quand on flippe, mieux vaut se taire, que de dire des conneries. La pluie me mouchetait le visage. J'ai fermé les yeux et tendu mes lèvres. Puis j'ai attendu.
Mais rien n'est venu.
Rien, sauf cette réflexion criée par Ludo à la cantonade : << 30 secondes les gars, record battu !>>
J'ai rouvert les yeux, ahurie. Devant nous, Max, Tony et Léo se tordaient de rire.
-30 secondes pour emballer ! a siflé Max en claquant sa paume contre celle de Ludo. Mon ^pote, t'es un champion !
- Pfff fastoche avec un boudin ! à protesté Léo.
Ludo est devenu vert.
- et alors, on a dit une meuf, merde, on a pas précisé qu'elle devait être sexy !
J'ai pas compris immédiatement. Enfin, je ne voulais pas compendre. Non, ça n'était pas possible. Ils n'avaient pas osé ? Ils ne s'étaient pas servis de moi comme enjeu d'un pari aussi ignoble ?
Si !
J'ai failli leur vomir dessus !
Hey !
comme promit, un chapitre exclusivement sur Ludo.
j'vais chez des potes 4 jours, près de Perpignan, donc j'accepterai vos comm'z à mon retour
le prochain chapitre s'intitulera : Mes parents !
Bisous
Cam'

# Posté le mardi 29 juillet 2008 16:44

Modifié le vendredi 08 août 2008 09:53

CHAPITRE 4 : Mes parents

CHAPITRE 4 : Mes parents
Il y a des années que je me demande comme une femme aussi jolie que ma mère a pu avoir une fille comme moi. On est tout le contraire l'une de l'autre. Elle a une allure folle : blonde, toujours pimpante, style tailleur-collier-de-perlers-talons-hauts. Tous ses gestes sont précis, élégants aériens. A coté d'elle, j'ai l'air d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. On m'a peut-être échangé contre un autre bébé à la clinique, qui sait ? Parait que ça arrive plus souvent qu'on le pense. Ce serait marrant, n'empêche, qu'il y ait quelque part une autre Léa toute mince, toute gracieuse, qui se pose cette question : « Comment une femme aussi moche que maman ai pu mettre au monde une fille comme moi ? »
En fait, c'est pas la peine d'aller chercher très loin, je ressemble à papa, tout simplement. Lui, on a toujours l'impression qu'il trimballe un corps trop encombrant et qu'il ne sait quoi faire de ses bras et ses jambes. Mais chez un homme, ça choque pas, c'est pas ridicule, plutôt attendrissant. Maman l'appelle mon gros nounours, avec des trémolos dans la voix, tandis que, quand elle s'énerve après moi, elle me traite d'empotée ou de buldozer. Voilà toute la différence.
Mes parents, je les aime bien, évidemment. J'ai été une fille super-choyée, mais depuis quelques année, on ne se comprend plus. Mes problèmes, ils passent au dessus et chaque fois que j'ai besoin d'eux, ils ne sont pas disponibles. Pour m'engueuler par contre, ils ont toujours le temps ! Et « range ta chambre » par ci et « ne t'habille pas comme une souillon » par là et « tu sortira pas le soir, à ton age » et « tu dépense ton argent de poche dans des vêtements, pas dans tes bracelets, voyons Léa »
Mais inutile d'avoir une vrai conversation avec eux. Ils ont toujours plus urgent à faire !
Comment voulez vous communiquer dans ces conditions ? On devient des étrangers, point, à la ligne. On se fréquente juste pour les apparences, bonjour, on mangent, ils ralent après moi, je boude, merci au revoir !
En vrai-je crois qu'ils n'apprécient pas de me voir grandir. ils préfèreraient que j'ai toujours 5 ans, que je mette de longues jupes, que je noue mes cheveux coupés au carré, et que je n'ai que des 20/20 en cours. Et non, on parle pas de la même personne là. Ma cousine, elle, c'est une enfant ADORABLE, toujours propre à la famille. Oui, un idéal pour mes parents. Tssssss je suis leur fille oui ou merde ? Il leur arrive même de parler méchamment de moi à leurs amis !
« ah j'vous jure, l'adolescence, quelle plaie. On devrait la mettre dans un internat, à3 heures de voiture de la maison, et puis voilà ! Vous avez de la chance, vous, vos enfants sont géniaux, ils font la vaisselle.... »
Oh ça maman, tu exagère, pas besoin que ôte la fasse ta vaisselle puisque nous avons un lave vaisselle. Toi, ce qui te faudrait, c'est une bonne, et puis, un cerveau. Parce que madame ne lis pas le mode d'emploi en français, elle le préfère en Slovaque, c'est bien gentil, de vouloir nous montrer tes talents, mais ceux là, laisse les cachés.
Et puis, l'adolescence, ils y sont tous passés. À croire que les adultes ça a la mémoire courte...
Voilà le bilan.
Ambiance nulle au lycée, et encore pire à la maison. Il ne me reste qu'un seul refuge : ma Chambre.
Or, ça, c'est justement la goutte qui a fait déborder le vase, avant-hier...
J` espère que cette suite vous a plu ? ...
Moment / Réplique préféré(e) ?
le prochain chapitre s'intitulera : Ma Chambre.
quelle est la goutte qui a fait débordé le vase ?
la suite, dans le prochain épisode !
Bisous *
mon perso ...
ma miniville ...
clique stp

# Posté le jeudi 21 août 2008 09:08

Modifié le jeudi 21 août 2008 13:26